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Lun Rosenwald - « You’re the reason why. »


Danganronpa: Disaster Recovery :: Gestion des personnages :: Présentations :: Archivées
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MessageSujet: Lun Rosenwald - « You’re the reason why. » Mar 1 Mai - 22:40

Lun Rosenwald
Prénom : Lun
Nom : Rosenwald
Âge : 17ans
Nationalité : Américain (Originaire de San Francisco)
Date de naissance : 21 septembre
Sexe: Masculin
Orientation s. : Tourné vers les étoiles
Groupe : Elèves
Classe : A3 - 1
Talent : Occultiste Ultime
Avatar ft. : Crea de Senyuu
Physique
« I think I’m pretty normal. The boring type with a lot of sparkles »

Heh, c’est toujours un peu bizarre de devoir se décrire physiquement, non ? Ce n’est pas comme si je cachais grand-chose après tout. Mais puisque c’est obligatoire... On va commencer par le début. Tout d’abord, je suis un garçon, oui, choquant, je sais. Un ado d’un bon mètre septante-six et soixante-trois kilo. Ok, ok, je ne suis pas hyper épais, ou même hyper fort, mais il faut dire que je ne rentre pas vraiment dans la catégorie ‘grand sportif’. Au mieux, j’fais parfois de la rando avec mes parents ? Je ne suis pas vraiment taillé pour ce type d’exploit, mais heureusement, ce n’est pas quelque chose qu’on me demande de faire après tout. Quoi d’autre... Ah, hm... j’ai la peau assez claire et les yeux bleus, vraiment très bleus, mais c’est un peu la chose la plus flagrante quand on me voit. ‘Fin, je pense. Ce qu’on ne voit pas, c’est que mon groupe sanguin est O négatif ! C‘est super cool, je peux donner mon sang à n’importe qui ! ... Ok, ouais, ce n’est pas non plus hyper intéressant... Qu’est-ce que je vais ben pouvoir encore raconter moi... Ce n’est pas comme si j’étais vraiment extravagant... Je m’habille plutôt normalement. J’aime bien les vêtements simples et assez coloré. Je ne suis pas un grand fana de mode, mais je me débrouille assez pour ne pas ressembler à un clown. On me voit souvent avec un sweat à capuche. C’est pratique avec toutes ces poches et ça ne tient pas trop chaud. Oh, je ne sors jamais sans mon super pendentif aussi ! Il est accroché sur une longue chaine et représente un croissant de lune. Un clin d’œil, je dirai. Mais encore mieux ! Je l’ai ensorcelé pour qu’il repousse les mauvais esprits. On n’est jamais trop prudent, surtout dans ce pays. Il y a des esprits littéralement à chaque coin de rue alors... Oui, je suis très sérieux. Si je porte souvent du noir... ? Heh, vraiment pas. C’est pas trop mon style. Ce qui dépasse de mon sac et de mes poches ? Trop content de que tu demandes ! J’ai trouvé une tonne d’ingrédients pour mes invocations et mes malédictions ! Si tu savais le mal fou que j’ai à trouver des pattes de corbeau en bon état... bon, ce n’était pas super de devoir les retirer moi-même de la carcasse mais parfois, j’ai pas trop le choix. Hum.. oui, oui, ça explique le sang aussi... mais les plumes pourront aussi m’aider ! J’ai trouvé un nouvel enchantement dans le livre des prophéties de ...
Si je n’oublie pas un truc ? Je ne crois pas... je te le dis, je suis plutôt normal et... Heh ? Mes cheveux ? Qu’est-ce qu’ils ont ? Pourquoi ils sont bizarrement blancs et noirs ? Oh, ça fait un moment qu’ils sont comme ça. Un souvenir de ma première et seule tentative d’invocation du Roi des Démons. Longue histoire, mais j’ai eu la peur de ma vie. Depuis, ils sont comme ça. Pas comme si je pouvais changer grand-chose, mais histoire intéressante ! Je te la raconte ?
Caractère
« It’s just you and me. It’ll always be you and me.»

Aussi loin que je m’en souvienne, ça a toujours été comme ça. A la seconde où je t’ai aperçu, j’ai voulu en savoir plus, à la minute où nous avons été placés dans la même classe, j’ai tout fait pour t’aider. Un peu extrême ? Peut-être. Peut-être qu’on m’a jeté un sort, mais si c’est le cas, jamais je ne le briserai, même si j’en ai les moyens. Chaque seconde en ta compagnie est une seconde qui vaut ces années passées trop loin de toi. Pourtant, tu ne parles pas beaucoup, trop ralentit par ce qui te bouffe de l’intérieur. Mais je m’en fiche. Je suis et serai toujours là pour toi. Au moindre problème, j’accours. Je sais parfaitement ce dont tu as besoin, ce qu’il faut pour que tu puisses avoir une vie la plus normale possible. Ce par quoi tu passes. A la moindre demande, je réponds. Parce que je n’aime pas te voir perdre ton temps si précieux sur quelque chose d’inutile. Peut-être est-ce de trop ? Peut-être tu ne veux pas de toute cette attention, de ma protection, de toute cette... affection ? Heh ouais... Après tout, je suis le gars bizarre du fond de la classe, celui qui revient toujours, même après avoir prouvé qu’il n’est pas fréquentable alors... Fallait bien s’attendre à ça de ma part ? Je ne sais pas ce dont tu as envie, juste que je veux rester à tes côtés. Aussi longtemps que possible.

« You’re the reason why. »

Et pour pouvoir rester à tes côtés, je sais ce que j’ai à faire. Tu es la raison de tout ceci, de toutes mes recherches, de mon talent même. Je me suis tourné vers les seules connaissances qui peuvent, selon moi, apporter une réponse à ton problème. La médecine ‘normale’ a échoué, mais elle ne traite jamais que ce qu’elle voit... Alors que l’univers est si vaste, que le monde est truffé d’un invisible qu’elle se refuse de voir ! Je m’y suis plongé entièrement, m’intéressant à des dizaines et des dizaines de sujets. Je dois trouver. Je dois trouver un moyen de te sortir du sommeil ! J’y voue un temps de dingue... et j’y ai trouvé ma vocation en même temps. J’ai dédié ma vie à étudier ce que personne ne voit, à trouver un remède soi-disant impossible. Je le trouverai ! Je te l’ai promis !
Et si je n’y parviens pas à temps... j’espère que les esprits me guideront juste tes rêves.

« What ... ?! No ! Just No ! You can’t do that ! That’s bullshit ! »

Quand quelque chose me parait injuste, j’ai tendance à m’y opposer... directement. Même si cette opposition prend la forme d’une paire de parents qui pensent que je suis une mauvaise influence pour leur fils. Autant dire, ce que je pense, je le garde rarement pour moi. Ce que je veux, je l’obtiens. Me conformer aux conventions, obéir juste parce que ‘je le dois’, c’est à mille lieux de qui je suis. Et en même temps, je baigne dans un univers qui se contrefiche des lois et du ‘bien-penser’ depuis toujours, comment aurai-je pu tourner autrement ? Bon, c’est vrai aussi que j’ai tendance à agir avant de réfléchir. Ou de parler aussi. Welp, je dealerai après avec les conséquences, c’est pas si grave, après tout.

« Yup, You’re Cursed now. Your companion ghost just told me to do that... »

Sais-tu qu’une paire d’esprits des bois s’amusent à te tirer les cheveux en ce moment même ? J’aimerai beaucoup les faire partir... mais ils risquent d’emporter ta crinière avec eux. Quoi ? Tu ne le savais pas ? La calvitie est causée à plus de trente pourcents par ce genre de phénomène ! Sérieux ! Ce n’est pas parce que personne ne les voit qu’ils n’existent pas, après tout. Pour tout dire, c’est moi qui les ai invités à s’accrocher à toi. Juste comme ça, j’en ai le pouvoir en tant qu’occultiste... Puis ils étaient SDF, tu ne vas quand même pas les déloger ? Pourquoi j’ai fait ça ? Hihi... ça m’amuse...

« ... Just kidding ! »

... de te faire tourner en bourrique !

Mon domaine souffre d’une mauvaise presse, mais je ne peux pas m’empêcher de m’en servir pour jouer quelques tours. Il faut dire que la moitié des gens confondent l’occultisme avec le satanisme alors... autant leur donner une petite leçon ! A toutes ces personnes qui me regardent de travers quand je reviens avec un litre d’eau du marais, des baies violettes et des écorces de cerisiers... C’est que l’encens ne se fabrique pas tout seul. Et mes décoctions non plus.

« This is true ! Occultism isn’t for childeren ! There is more in this world ! »

Parlons sérieusement deux minutes. C’est amusant de se servir des rumeurs sur mon domaine pour jouer quelques mauvais tours mais... dans tout ce que je dis, et ce que je fais, la majorité est entièrement vraie. Il y a plus dans ce monde que simplement ce que l’on peut voir ! Il existe une énergie qui nous lie tous, des forces surnaturelles qui nous dépassent, des faites inexplicables autrement que par le prisme fantomatique ! Ce monde serait complètement ennuyeux si nous devions uniquement nous fier à nos yeux. Il faut s’ouvrir à cette autre ‘plan’, à l’alternative de ce qui nous est proposé.
Je suis profondément convaincu de l’existence des esprits, de l’âme, de la réincarnation, du pouvoir contenu dans les énergies. Je ne suis pas un charlatan ! Il existe de réels bienfaits aux sciences et arts occultes ! Ils peuvent apporter autant de malédictions que d’enchantements !

« Why the sad face ? Just Smile ! Smile more ! Smile again ! Life is great ! Life isn’t over yet ! »

Rien n’avance si on se laisse enfermer dans un univers de tristesse et de dépression. Ressasser sans arrêt ‘ce qui n’a pas été’, ‘ce qu’on ne peut pas changer’, c’est stupide ! La vie est longue, autant la vivre à fond ! Faire de chaque instant quelque chose d’unique ! C’est comme ça que je vois les choses, avec un sourire immense, et l’espoir de pouvoir changer les choses si j’y mets suffisamment de temps et d’énergie. J’en suis persuadé ! Du coup, j’ai également tendance à répandre cet enthousiasme et cette énergie un peu partout autour de moi... Et tant mieux ! Si je peux aider, c’est encore mieux ! J’ai du mal à regarder des gens tristes sans intervenir moi-même ! Et s’ils ne veulent pas de mon aide... disons qu’un contre-sort, ou une malédiction fera l’affaire !

« I think I lost it again... in my own room ! »

J’avoue, je suis bordélique. Mais, vraiment. Que ce soit dans mon sac, ou dans ma tête, tout est un vrai foutoir où personne d’autre que moi peut s’y retrouver. Quand je m’y retrouve. Il m’arrive de perdre des choses... pour les retrouver deux mois plus tard sous le lit. Quand c’est une pierre soufrée, ça va encore, quand c’est un reste de déjeuner, beaucoup moins. C’est comme ça, mes recherches et la perfection de mon talent me prend un temps de dingue, beaucoup plus que de ranger.

« Leave it to me ! »

Je suis du genre à prendre les choses en main, à trouver les solutions. On ne dirait pas, mais même si je suis un bordélique, on peut me faire confiance ! Je n’ai pas trop l’habitude de suivre une quelconque ligne directrice, ou un plan qui ne viendrait pas de moi. Ou que je n’aurai pas approuvé à l’avance. C’est comme ça. Je suis aussi assez débrouillard. Je n’ai pas peur de prendre la parole, ou de m’envoyer pour un pays inconnu en immersion totale pour des mois... ce que je fais d’ailleurs !

« Don’t talk to me again. »

Une chose que je déteste, c’est bien que l’on s’en prenne à toi. Et que l’on critique mon domaine. J’entends encore trop souvent les termes ‘charlatan’, ‘escroc’, ‘illuminé’... et ça me met hors de moi. Comment peut-on être obtus à ce point-là ? Dans les deux cas, pas de pitié, j’ai tendance à ne rien oublier. Je n’ai pas le pardon très facile, mais il faut aussi beaucoup pour m’offusquer.
Histoire
« Ma vie a débuté dans un coin étrange... Et on ne m’y a même pas invoqué ! »

Je suis né aux Etats-Unis, et plus précisément dans la ville de San Francisco, en Californie. L’océan, le soleil, une ville immense comme terrain de jeu et une menace permanente d’un énorme tremblement de terre, que demander de plus ? J’adore cette ville. Elle a ce petit ‘plus’, ce ‘je-ne-sais-quoi’ qui me donne sans arrêt envie d’y retourner. Sans doute parce qu’il s’agit de mon lieu de naissance, ou de l’endroit où je l’ai rencontré pour la première fois... Je ne sais pas trop. Ça ne m’étonnerait pas que mes parents m’aient plutôt jeté un sort pour que je revienne les voir régulièrement ! Le pire étant qu’ils en sont parfaitement capables ! Heh, oui, la pomme n’est pas tombée bien loin de l’arbre. Mes deux parents sont comme moi, deux grands fanas des arts et sciences occultes. Ce n’est pas compliqué, la maison est remplie du sol au plafond de grimoires, d’objets en tous genres et provenant des quatre coins du monde. Que ce soit la magie, les médecines parallèles, l’alchimie, les malédictions et les talismans, les esprits, tout les intéresse. Avant ma naissance, ils passaient chaque seconde de leur temps libre à voyager pour en apprendre plus. Après... disons qu’ils ont été plus occupés, même si j’ai encore le souvenir vif de plusieurs expéditions dans le désert à la recherche d’os de coyotes. De bons moments.
Je ne sais pas trop pourquoi ils n’ont pas d’autres enfants à part moi. Sans doute que je leur cause assez de soucis, ou qu’ils ne roulent pas assez sur l’or. L’occultisme paie assez mal, et de toute manière, ce n’est pas leur activité professionnelle.

« Ce n’était qu’une journée comme les autres, mais tu étais là. Et plus rien n’a été pareil. »

Je me souviens d’une journée en particulier... De cette journée. J’avais quoi... six ou sept ans ? Pas beaucoup plus, pas beaucoup moins en tout cas. C’était un jour d’été, peu de temps avant la rentrée scolaire. J’ai accompagné ma mère dans un quartier résidentiel qui ne se situait pas trop loin du nôtre. Une occasion en or pour moi de jouer dans les rues sous sa surveillance, une occasion pour elle d’enquêter sur l’une ou l’autre légendes urbaines. Elles ont souvent une explication très terre à terre et simpliste mais parfois... parfois, on tombe sur un esprit, avec de la chance. C’est ce jour-là que je l’ai rencontré pour la première fois. Un coup de Dame Destin, certainement. Je ne sais pas pourquoi, mais mon attention a été attirée vers l’une de ces maisons qui se ressemblent pourtant toute. A la fenêtre me surplombant, j’ai aperçu un garçon d’environs mon âge. Je ne sais pas depuis quand il m’observait, ou si c’était réellement moi qu’il observait, mais j’ai réagi comme n’importe quel enfant seul avec un ballon qui en rencontre un autre de son âge : je lui ai proposé de me rejoindre. Des compagnons de jeu, je n’en avais pas beaucoup à l’époque, non que j’en ai eu beaucoup plus par la suite.
Il n’est jamais descendu me rejoindre. J’ai pourtant insisté, et j’ai même été sonner directement à la porte de la maison. Plus que ne pas vouloir, il ne pouvait pas jouer dehors. Chose que même à l’époque, je ne pouvais pas entendre. Mais c’est sur ce refus que je suis rentré chez moi, avec l’idée bien ancrée de réussir un jour à le faire sortir de sa maison. C’est si triste de rester cloitrer chez soi, je trouve.

« Les rumeurs sont un fléau, mais tu t’en fichais. »

Astre. C’est son prénom. Du garçon je veux dire. Je n’ai pas réussi à le faire descendre de son perchoir de la fin de l’été, mais je l’ai finalement retrouvé dans un endroit auquel je ne m’attendais pas : l’école primaire. Astre était dans la même classe que moi, et les esprits m’en sont témoins, je l’ai collé immédiatement pour m’en faire un ami. C’est aussi à ce moment-là que j’ai appris la raison principale qui l’empêchait de venir me rejoindre dans la rue : il est malade. Un truc incurable qui lui fait qu’il a sans arrêt besoin de dormir. Mais aussi qu’il peut s’endormir un peu partout et sans crier gare. Pas toujours pratique pour suivre en cours, ou éviter de tomber. Mais j’avais décrété qu’il serait mon ami, dès lors, j’ai tout fait pour qu’il ne soit pas envoyé dans une autre école plus adaptée à son problème. A l’époque, le passe-temps de mes parents étaient déjà connus de tous et une rumeur qui me disait un ‘fils du diable’ s’était répandue. Autant dire que pour se faire des amis, c’était compliqué. Très compliqué. Mais, du moment qu’Astre m’acceptait, je m’en fichais. Et il s’en fichait... il s’en fichait que je puisse passer des heures à chercher des herbes étranges, ou que ma maison ressemble à un musée des horreurs. Surtout le couloir, avec les animaux empaillés.
Au final, c’est lui qui m’a aidé. Ça a pris du temps, mais petit à petit, grâce à lui, j’ai pu me lier d’amitié avec plusieurs autres enfants. Pas tous, malheureusement. La bonne humeur constante ne résout pas tous les problèmes.

« Ta situation m’a tellement révoltée... tellement... »

Un jour, j’en ai eu marre. Malgré les années, Astre ne pouvait toujours pas sortir de sa maison en dehors des horaires scolaires. Je ne pouvais le voir qu’à l’école, et encore, puisqu’il était aussi privé de récré et de cours de gym. Ses parents le déposaient à l’entrée et le récupéraient tout de suite à la sortie. Tout ça pour ensuite le cloitrer chez lui comme un animal en cage. J’avais neuf ans, et pour moi, c’était impensable qu’Astre ne puisse jamais sortir de chez lui pour jouer avec ses amis. Je voyais, et je vois toujours, ses parents comme deux espèces de cerbères cruels. C’est vrai quoi... il est malade, son temps est compté et très précieux ! Alors pourquoi l’empêcher de vivre pleinement sa vie ? Alors, après un énième refus de leur part de le laisser sortir en ma compagnie, j’ai agi. Sans réfléchir, évidemment. Et je l’ai ‘libéré’ à ma manière. A l’aide d’une batte de base-ball, j’ai cassé la fenêtre du salon qui donnait sur la rue et je suis entré. J’ai eu de la chance, j’ai profité de l’effet de surprise pour me placer devant Astre, arme à la main. La suite... Heh, disons que je l’ai simplement ‘pris en otage’. J’ai refusé de le ‘libérer’ avant d’avoir la promesse qu’on nous laisserait sortir ensemble. Et ils ont accepté ! Même encore maintenant, je me demande bien pourquoi, mais le résultat était là. J’ai enfin pu passer du temps avec mon meilleur ami, en dehors de l’école. Une journée qui est restée gravée dans ma mémoire.
On a tellement couru, qu’à la fin, on était crevé, lui sans doute plus que moi.
Bizarrement, après cet incident, les parents d’Astre ont accepté que je l’emmène avec moi de temps en temps, à condition de ne pas refaire de folie. Puisque j’ai eu ce que je voulais, j’ai remis ma batte au placard. Généralement, on passait ces moments de sortie dans des endroits assez calme, comme au parc ou à la plage. Pas trop dangereux, pas trop d’activités physique, j’ai rapidement pigé le truc. Il faut dire que sa maladie rendait tout un peu plus compliqué, mais pas impossible. Je me souviens... lors d’une de nos sorties, il s’est endormi dans l’herbe. Impossible pour moi de le réveiller. J’ai eu beau attendre, le secouer, lui parler, juste impossible. Sauf que l’heure avançait et qu’on devai rentrer. J’étais super inquiet... donc, je l’ai porté. Une chance qu’il soit -encore maintenant d’ailleurs- plus petit et plus léger que moi. J’ai quand même mis un temps dingue à le ramener, sans compter que j’ai refusé de me séparer de lui avant son réveil. Ses parents m’ont bien prévenu que ça pouvait durer jusqu’au lendemain, mais rien à faire, je n’ai pas voulu décoller de sa chambre. Je l’ai veillé, j’avais un peu peur qu’il ne se réveille plus cette fois... Mon meilleur ami, dans un sommeil éternel. Pensée horrible. Tout en le veillant, j’ai bricolé un petit truc pour m’occuper l’esprit. C’est aussi à cette époque que je me suis mis à fabriquer des petits talismans maisons avec tout ce qui me tombait sous la main. Entre ce que je ramassais et ce que je trouvais chez moi, j’avais de quoi faire. Un morceau de métal plus ou moins plat et rond, un petit stylet en acier pour le graver, du charbon pour repasser mes traits et les faire ressortir... Quand j’y pense, utiliser des allumettes au milieu de la nuit pour rendre ce métal plus malléable en le chauffant, c’était une bonne idée, mais pas hyper efficace. Imprimer le symbole m’a pris des heures, pour un résultat assez maladroit, mais j’étais fier de moi. Vraiment. J’y ai mis toute mon âme, littéralement.
J’avais lu dans un des bouquins de mes parents une formule pour lier son âme à un objet, histoire de le retrouver après sa mort. Et c’est ce que j’ai fait. J’ai ensorcelé l’amulette pour, au cas où un accident m’arrive, je parvienne à retrouver mon ami. Quand il s’est réveillé, je lui ai offert.
Et encore maintenant, il le porte constamment.
Après cette nuit, j’ai commencé à rester avec lui-même la nuit. De temps en temps, c’était comme des soirées pyjama ! Mais toujours chez lui, et jamais chez moi ! Au final, il finissait toujours par s’endormir sans prévenir, et moi, je le mettais au lit, avant de le rejoindre.
Ça doit être à cette époque que les choses ont commencées à changer... même si j’ai mis du temps à l’admettre.

« Que j’ai voulu intervenir. En usant des seules connaissances auxquelles j’avais accès. »

Plus les années passent et plus sa maladie progresse. Plus elle progresse, et plus il a besoin de dormir. C’est révoltant de le voir s’endormir de plus en plus souvent, de plus en plus longtemps sans jamais pouvoir rien y faire. Mais le diagnostic était là, sa pathologie, incurable. Soi-disant incurable. Avec la médecine traditionnelle, peut-être, mais il y a plus en ce monde que les chiffres et leurs cherches soi-disant objectives. Ils ne voient que la moitié de la solution, que la moitié du monde et jamais dans sa globalité. Comment, en refusant obstinément de reconnaitre les arts occultes comme la réalité ? C’est pour ça que j’ai commencé à me perfectionner un maximum dans mon domaine, à m’intéresser encore plus à la passion que mes parents m’ont transmise. J’ai tout dévoré, je devais trouver un remède dans la centaine de livres traitant des dizaines de domaines que regroupent l’occultisme. Mais plus que la magie, ce sont surtout l’alchimie, les énergies surnaturelles des esprits et les médecines alternatives qui m’ont intéressé. Tout pour tenter de le soigner.
J’y ai mis tout mon cœur ! Et toute mon inconscience aussi. Ça explique mon aspect actuel même. Mais si... mes drôles de cheveux tout blanc. Ils m’ont été offert par le Roi des Démons en personne ! Une nuit, j’ai tenté de l’invoquer. Je suis sorti de chez moi avec tous les ingrédients nécessaires à son invocation et je me suis rendu dans le parc. A la fin de mes incantations, ma mixture a tout simplement explosé ! J’étais sonné, au bord de l’évanouissement, mais dans la fumée, j’en suis sûr, je l’ai aperçu ! Sa silhouette immense avec des cornes, des ailes et trois paires de bras ! C’est vrai aussi que j’ai eu la peur de ma vie... pourtant, il ne m’a même pas adressé la parole. Sans doute n’étais-je pas encore assez digne de son savoir.
Résultat, quand je me suis réveillé quelques heures plus tard, j’avais les cheveux tout blancs... et cette idée de l’invoquer... disons que je vais attendre de posséder au moins autant de connaissances que Faust pour recommencer.

« Je devais me perfectionner. Je le dois encore. »

En plus de mes expériences personnelles, j’ai aussi commencé à suivre mes parents littéralement partout, quitte à rater l’école. L’occultisme s’apprend beaucoup sur le terrain et par la transmission orale. Mais pour me perfectionner, je suis prêt à tout. Littéralement. Vers onze ans, j’ai commencé à m’intéresser aux énergies qui parcourent le monde. Celles qu’on ne voit pas, mais qui nous parcourent et nous traversent sans arrêt. Le tout forme comme une immense toile d’araignée qui nous lie les uns aux autres... mais en cas de blocage, ou de trop plein, des symptômes physiques peuvent apparaitre. Sauf que les USA ne sont vraiment une terre très propice pour trouver quelqu’un pour me former dans leur maitrise. Puis j’avais déjà une idée en tête... Partir. Des mois durant. Partir dans une communauté très fermée qui pratique une forme pure de Reiki, la technique d’apposition des mains et de rééquilibrage énergétique. Pendant des mois, j’ai harcelé mes parents pour pouvoir les rejoindre, pour qu’on aille s’installer là-bas le temps de ma formation... c’est tellement rare qu’ils acceptent des membres extérieurs, c’était ma chance ! Ça n’a pas été facile... mais ils ont accepté. Et à presque treize ans, on s’est installé dans cette communauté. Et j’ai pu commencer mon apprentissage. Cela a changé drastiquement ma manière de vivre. J’ai appris à canaliser ma trop grande énergie par la méditation, à ressentir par le toucher celle des autres, à la faire circuler pour la débloquer... Le Reiki passe essentiellement par la méditation. J’en ai profité pour me renseigner sur tous les êtres surnaturels qui peuplent l’île. Il faut dire que le sujet des Yokai est sans fin !
Je n’étais pas ravi de quitter Astre. J’étais aussi très inquiet. J’avais peur... peur qu’il m’oublie, peur qu’il ne comprenne pas, peur qu’il pense que je l’ai abandonné. Je l’ai prévenu longtemps à l’avance, et lui ait envoyé des dizaines et des dizaines de lettres manuscrites. Pas d’ordinateurs au sein de la communauté, et les photographies étaient interdites... mais dès que je sortais, j’en profitais pour donner des nouvelles à mon meilleur ami. Pour lui rappeler pourquoi j’étais parti, que j’allais bientôt lui revenir.

Il n’en a reçu aucune.

Être loin de lui... n’a pas aidé. Et toutes les méditations du monde n’ont pas changé ce que je ressens pour lui.

« C’est une tournure que je n’ai pas vu venir. »

A la fin de ma formation, je suis rentré directement à San Francisco. Je supportais de moins en moins d’être loin de lui, et quand j’ai constaté qu’il n’avait reçu aucune de mes lettres... Je n’ai jamais été autant en colère contre ses parents ! Je leur ai hurlé dessus pendant une bonne demi-heure ! Aucune... Astre n’avait lu aucune de mes lettres ! Plus que ça, il était complètement perdu ! Le voir comme ça, ça m’a fait si mal... Si j’avais su. Si j’avais su... Mais je ne savais pas et je ne pouvais rien y changer. A quinze ans, mon insolence ne s’était pas calmée, même avec des heures de méditation. J’ai essayé de rattraper le temps perdu, et d’ignorer ce pincement et ces pensées qui me traversaient de temps en temps. Heh... c’est durant ma formation que j’ai compris. Astre est plus que mon meilleur ami. Sauf que c’est quelque chose que je ne peux pas lui imposer. Alors, je n’ai rien dit, je me suis contenté de rester son meilleur ami, de le soutenir, de lui faire connaitre cette vie réelle que ses parents ont trop tendance à lui refuser à force de le surprotéger.
C’est aussi à mon retour que j’ai commencé... à travailler ? Ouais, on peut dire ça. Tout a commencé par hasard en fait. J’étais au parc, un week-end. Il faisait beau, et j’avais besoin de bois de rose pour fabriquer de l’encens. Oui, je le fabrique moi-même, ça aide pour la méditation. C’est là que je l’ai vu... une jeune femme dans un état de stress pas possible ! En pleine crise de nerf, même. Apparemment, elle était mannequin ou quelque chose du genre. Connue aussi, mais bon... pas de moi. Alors, j’ai essayé de l’aider, de la calmer. La méditation, c’est aussi savoir écouter. C’est créer l’environnement propice pour se détendre, et pour permettre une meilleure circulation des énergies. Je n’avais encore jamais eu de véritables patients mais... ça a marché ? Je suis parvenu à la calmer et à débloquer ses énergies en apposant mes mains. J’avoue, j’étais plutôt fier de moi. Et elle... tellement contente d’être calmée qu’elle a pris mes coordonnées avant de retourner à sa séance photo.
La suite... tout s’est enchainé super vite. Elle m’a recontacté pour d’autres séances de méditations, fait passer le mot à son entourage. Et de fil en aiguille, j’étais à la tête de mon cabinet de consultation le week-end. La maison a vu défiler des dizaines de personnes, pour que je m’occupe de recentrer leur énergie, mais aussi pour des séances de spiritisme, de levée de malédiction et j’en passe. Il faut dire qu’au fil des années, j’ai appris tellement sur les arts occultes.

« Et elle m’a conduite loin de toi, encore une fois. »

La suite... Quelques mois plus tard, j’ai reçu une lettre. Elle n’avait rien de spéciale cette lettre et pourtant, elle a tout changé. J’ai été admis à l’académie Hope’s Peak, au Japon, avec le titre « d’Occultiste ultime ». Evidemment... tout le monde connait la réputation de cette école. Mais aussi qu’il s’agit d’un internat et qu’on y est étudiant à plein temps.
J’ai refusé. La raison est simple, je ne voulais pas être séparé d’Astre. Pas encore. L’idée me serrait le cœur. Mais il m’a convaincu de m’y rendre, j’ai finalement accepté avec un objectif clair en tête : me perfectionner suffisamment pour pouvoir le soigner. Peu importe le temps et l’énergie que je consacrerai à ça.

C’était il y a deux ans.

« Excuse-moi, Astre... Je dois le faire. »
-  
En réalité
Pseudo : Sly
Âge : 24ans
Comment avez-vous trouvé le forum ? : Toujours par Kokichi
Autre : Promis, c’est la dernière fois =’3 S’il vous plait, j’aimerai beaucoup, beaucoup que Lun soit dans le même dortoir qu’Astre ! Les séparer serait criminel !
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Riarukuma

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Messages : 7
Date d'inscription : 07/02/2018

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MessageSujet: Re: Lun Rosenwald - « You’re the reason why. » Jeu 3 Mai - 18:56
Félicitations, tu es validé !
Coucou, te voilà dès à présent validé ! C'est vraiment sympathique ton histoire, on sent bien que la tienne et celle d'Astre se complètent, et c'est vraiment cool ! Ton personnage est aussi intéressant, j'ai hâte de le voir en jeu ! Tu peux donc dès à présent commencer à RP en allant par là, et à demander des liens avec les autres par ici. Il y a également plusieurs choses intéressantes à faire juste ici, comme recenser ton avatar dans le bottin adéquat par exemple. Ah oui, et pour ce qui est de ta classe et de ton dortoir, tu seras en A3-1 et tu seras dans la chambre G-3 que tu partageras avec Astre L.Tsumiki. Bon jeu à toi !
DR : Disaster Recovery
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Lun Rosenwald - « You’re the reason why. »
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